Association de famille van Cutsem armoiries van Cutsem
Pour communiquer directement avec les membres de l'association de famille qui ont souscrit à la liste de diffusion, vous devez dans un premier temps vous inscrire. Pour ce faire, veuillez cliquer sur le lien "Yahoo Groups" ci-dessous.


Cliquer ici pour vous inscrire à la mailing list asso_famille_vancutsem

Ensuite vous pourrez entrer en contact avec toutes les personnes qui ont soucrit à cette liste de diffusion.

haut de la page


Cette page sert également de point de départ pour publier les écrits de nos membres (qui le souhaitent, mais qui ne sont pas en rapport avec les activités de l'association de famille.


ET SI NOUS ETIONS POLONAIS ou CHINOIS ?

Fantasmons un peu
Si les van Cutsem venaient d'ailleurs.... Leur nom se serait sans doite formé autrement, et ils s'appelleraient peut-être
• bn-Khutch en Arabie
• Ben Kushem en Israël
• Kotosiki en Grèce
• Koutsky en Russie
• Kutszki en Pologne
• Kutu-sama au Japon
• Kung-Tcheng en Chine
• Cutzimozin ou Cuhtsotemoctl au Mexique
• n'Kutusamu au Zaïre

(Un peu) plus sérieusement, et étymologiquement, ils s'appelleraient vraisemblablement :
• von Kutsheim en Allemagne
• (lord, bien sur) of Cutsham en Angleterre
• von Kutsholm en Suède
• de Cutsat ou de Cutsas dans le Limousin ou en Auvergne
• de Cutsac dans la Gironde
• de Cutsay, de Cutsé ou de Cutsy dans le reste de la France
• de Cutsies en Brabant Wallon

La terminaison "em" du nom van Cutsem pourrait provenir en effet d'une racine germanique "hem", proche du mot "hameau", et que l'on retrouverait dans d'autres langues germaniques avec la même signification (heim, ham, etc). Elle désignerait donc une provenance géographique, ce qui pourrait se confirmer par l'existence d'un lieu-dit Cutsem (d'autres disent que ce nom de lieu provient du nom de son propriétaire, un van Cutsem dès le XVIème siècle) non loin du berceau de la famille, dans la région de Leeuw-St-Pierre.

Paul Yglotte

I. " LA CULTURE, ARME DE PAIX "
Pourquoi et comment être plus proche de la Russie

Daniel Stevens

Moscou la trépidante se modernise à une vitesse inouïe

La Russie a bien changé : La grisaille des villes soviétiques décrépies, mal entretenues et sombres la nuit, fait place de plus en plus aux rénovations, aux publicités parfois même tapageuses, aux illuminations grandioses, aux snacks américains, bars-discos, restaurants, instituts de beauté, et églises flambant neuves. Tout ce qui était introuvable aux temps soviétiques y foisonne. La population elle-même, jadis fermée, fuyant les étrangers et mal habillée, est maintenant à peine différente, dans les grandes villes, de celle des grandes métropoles occidentales. Saint Pétersbourg, dont la construction il y a juste 300 ans consacra l'occidentalisation forcée de la Russie par Pierre le Grand, est devenue une ville superbe, au patrimoine impressionnant et rénové, où il fait bon flâner le long des canaux. Quant à Moscou, elle grouille de monde et d'activités, et ses embouteillages ne sont qu'un aspect de sa métamorphose en une des plus grandes métropoles du monde. Moscou la trépidante se modernise à une vitesse inouïe, change d'année en année, de mois en mois, attirant les amateurs de luxe, de mode, ou d'art post-moderne comme les hommes d'affaires pressés de ne pas rater d'alléchantes perspectives.

Ces changements très visibles ne sont que le reflet des bouleversements radicaux du pays, passé d'une dictature sans merci à une réelle démocratie, peut-être imparfaite, mais qui a pourtant réussi à organiser plusieurs fois des élections libres, à fermer les camps du Goulag (des organisations doivent se créer pour en empêcher la destruction totale et en préserver quelque souvenir), à consolider l'état de droit, et à développer une société civile. Le pluralisme des médias est né, même si dans ce domaine on ressent des pressions. Le cas tchétchène reste encore une énorme épine dans le pied de la Russie, mais elle semble enfin convaincue de chercher une solution par des voies plus pacifiques.

  Le communisme, "une histoire de vieux"

Le pays continue pourtant d'inspirer une certaine crainte en occident, le processus de changement n'est ni parfait ni terminé : mafias, drogues et maladies sont de réels problèmes, mais beaucoup plus limités que ce que la presse occidentale, friande de sensations, laisse entendre. La réalité est autre et la tâche est immense : De nouvelles lois existent, mais il reste à les appliquer. Restent aussi à réformer le système financier, l'administration, les monopoles d'état, le service militaire, les infrastructures industrielles, de transport et de santé publique... La diminution de la dépendance de l'économie envers les prix mondiaux du pétrole et du gaz doit être poursuivie : ces deux matières premières, avec les métaux, représentent encore plus de la moitié des exportations russes. Et pour la population, les conditions de vie restent dures. Les pensionnés, même anciens officiers supérieurs, savants, ou grands artistes, ont juste de quoi survivre, parfois 30 Euros par mois, et doivent recourir aux fruits et légumes de leur "datcha" (souvent un simple  potager) pour avoir de quoi manger et pour revendre de quoi payer tout ce qui jadis était gratuit et maintenant augmente régulièrement : loyer, gaz, etc. Mais les mentalités évoluent : là où les notions même de capital et de profit étaient inconnues, est apparue une myriade de petits et grands "business", orientés vers le profit, et dont certains – pas tous – développent déjà un marketing remarquable. Il est vrai que l'âge moyen du chef d'entreprise est de 35 ans, ce qui veut dire que les dirigeants économiques du pays avaient 22 ans en moyenne à la chute de l'URSS. Le communisme pour eux, disent-ils, "c'est une histoire de vieux".

D'ennemi à partenaire"

  Dans la foulée, la Russie est devenue, d'ennemi déclaré de l'OTAN, un partenaire d'abord obligé, ensuite de plus en plus lié. L'importance croissante des relations russo-européano-américaines n'a en effet cessé d'augmenter depuis la chute de l'URSS en 1990, et plus encore entre l'Union Européenne (UE) et la Russie. Avec les élargissements respectifs de l’OTAN et de l’UE, la frontière commune entre la Russie et ces deux organisations va s’allonger considérablement sur l’axe Mer Baltique - Mer Noire.
L'OTAN et l'UE auraient jadis ressenti cette frontière comme un danger, la Russie comme une menace : Maintenant tous coopèrent.  Si les craintes parsistent, force est de constater qu'elles se doublent aujourd'hui d'une réelle coopération, car les stimulants ne manquent pas. L'OTAN et l'UE ont depuis longtemps compris le rôle primordial de la Russie, dans les domaines sécuritaire, politique, militaire, économique et culturel. Leurs préoccupations et intérêts russes sont devenus communs : .
-        il leur faut combattre le terrorisme (international depuis le 11 septembre), la prolifération des armes de destruction massive et des mines antipersonnelles, les menaces chimiques, biologiques et nucléaires, les immigrations clandestines, la criminalité organisée, le blanchiment d'argent sale et le trafic de drogue, et contrôler les exportations d'armes et de matières dangereuses.
-        les préoccupations communes vont aussi de la sécurité, la stabilité et la paix durable dans le monde (y compris en Tchétchénie) à la sûreté nucléaire, le maintien ou le renforcement des règles démocratiques et des droits de l'homme, et la recherche d'une collaboration scientifique plus profonde (changements climatiques, réorientation des scientifiques du domaine militaire vers des activités pacifiques).
-        un dialogue énergétique est nécessaire et se réalise entre l'UE et la Russie pour assurer la diminution de l'effet de serre, et surtout la stabilité des marchés et des approvisionnements : l'UE va dépendre de plus en plus en matière énergétique de la Russie, dont elle achète 53% des exportations de pétrole (représentant 16% de la consommation en pétrole de l'UE) et 62% des exportations de gaz naturel (représentant 20 % de la consommation en gaz naturel de l'UE). Elle a donc lancé un partenariat et un dialogue énergétiques dès l'an 2000. -        La Russie représente, pour ses voisins américains et européens avides de débouchés, un immense marché potentiel. Pour les produits de l'UE, par exemple, ce commerce s'accroît sans cesse. Les importations européennes de biens russes ont doublé entre 1995 et 2001 [1] et ne vont faire que s'accroître encore après  l'élargissement de l'UE. Ce qui ne gâte rien, l'économie russe, surtout depuis Poutine, est en plein essor, enregistrant une forte croissance, et se montrant donc très attractive pour les investisseurs[2]. Au premier semestre de 2003, elle a surpassé les attentes les plus optimistes, avec une estimation de croissance de 7,2 %. L'inflation est contrôlée, les impôts rentrent enfin régulièrement. En octobre 2003, le rating financier concédé à la Russie par l'agence de cotation Moody's a été relevé. Et un environnement politique plus stable a permis de réaliser la plupart des réformes législatives nécessaires. Du coup, les perspectives économiques sont excellentes, et ne sont pas étrangères à l'évolution favorable des négociations pour l'entrée de la Russie à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui devrait encore augmenter l'interdépendance commerciale.
-        Enfin, avec des matières premières à profusion qui assurent des moyens financiers énormes, la Russie est en outre à même de s'acheter de quoi couvrir ses besoins immenses en infrastructure industrielle et des transports : "Tout est à refaire" entend-on. Les pays occidentaux peuvent couvrir ces  besoins.

Tout pousse donc les USA, l'UE et la Russie à coordonner leurs moyens d'action. Les enjeux sont énormes, les moyens gigantesques, et la conjonction des efforts est devenue une nécessité. Les déclarations, réunions, consultations et partenariats sur tous ces thèmes se succèdent, et l'on parle même parfois d'aller plus loin : on peut viser un triple partenariat de défense, mais on pourrait aussi évoluer vers un partenariat économique : l’UE et la Russie ont déjà mis à l’étude un espace économique européen commun depuis 2001, et l'harmonisation légale est recherchée.

Méfiances et incompréhensions

Russes et Ouest-européens, jadis antagonistes, se sont longtemps méfiés l'un de l'autre. Lorsque l'URSS a implosé suite à la faillite du système communiste, l'occident ouest-européen comme américain a faiblement répondu à l'appel à l'aide des russes, et s'est contenté d'un minimum d'efforts, juste de quoi  limiter les dégâts potentiels de la transition et soutenir des liens de bon voisinage. Malgré la disparition  des vieux impérialismes, chacun a longtemps continué de percevoir l'autre comme un impérialiste déguisé. N'est-ce pas encore le cas lorsque la presse occidentale s'inquiète face au rôle du pouvoir dans l'affaire Yukos, et que la Russie s'inquiète des commentaires occidentaux qu'elle prend pour de l'ingérence ?
Il est plus que vraisemblable que l'arrestation de Mikhaïl Khodorkovski et la saisie des actions Yukos se soient faits avec l'aval du président Poutine, mais faut-il en conclure, comme le fait parfois notre presse, soit que celui-ci est occupé à préparer un retour à la dictature, soit qu'il serait l'otage de factions rivales ? N'est-il au contraire pas normal, comme semble le trouver la population russe selon les sondages, que Poutine s'attaque en priorité à un enrichi douteux comme Khodorkovsky, qui a en outre rompu le pacte tacite entre le gouvernement et les oligarques en se mêlant de politique, qui plus est contre le président ? La population russe doit voir d'un fort bon œil que l'Etat ne se laisse pas acheter par n'importe qui, et peut mettre des limites à la puissance des milliardaires. Entre conserver le pouvoir et plaire au monde occidental pour y garder de bonnes relations, le choix a sans doute été simple pour Poutine, qui fait ici d'une pierre deux coups : limiter les oligarques au domaine économique, et éliminer un concurrent dangereux pour lui à la veille des élections, même si le pays n'en sort pas indemne: On peut en effet craindre un nouvel essor de la fuite des capitaux, surtout ceux qui ont été accumulés de façon douteuse. Les investisseurs étrangers seront-ils vraiment découragés ? Les énormes investissements étrangers en Chine communiste nous montrent que quand le return est bon et le risque acceptable, les comportements politiques forts sont vite oubliés.

Cet exemple montre que la compréhension de l'autre doit se faire à travers le regard de l'autre. Toute approche, pacifique ou militaire, de confrontation ou de coopération, ne peut être efficace que par une compréhension profonde de l'autre et de ses motivations, et du milieu culturel dans lequel il vit. Cette  nécessité de bonne compréhension, moins importante quand les relations étaient minimales, ira grandissante avec la complexité des dossiers traités en commun. L'importance des relations culturelles devienra capitale.

Paradoxalement, les initiatives culturelles du monde occidental, qui auraient dû augmenter sensiblement depuis la chute de l'URSS, sont restées très limitées

Il est impossible de comprendre la Russie et les Russes sans en étudier l'histoire - à laquelle les Russes contemporains attachent d'autant plus d'importance qu'ils en découvrent certains aspects longtemps occultés – et même toute la culture, que tant de russes vivent "corps et âme". 

Du côté russe, les moyens financiers accordés à la culture et aux échanges culturels sont malheureusement tombés à peu de choses, suite aux carences en fonds publics et aux nouvelles priorités que connaît le pays. Mais paradoxalement, les initiatives culturelles du monde occidental, qui auraient dû augmenter sensiblement depuis la chute de l'URSS, sont restées très limitées. Alors même que la culture russe n'est plus imprégnée de propagande idéologique, l'Occident continue à se montrer assez frileux dans ses efforts d'échanges culturels. Le nombre de scientifiques en Europe qui s'intéressent à la Russie est très faible, et ces études ne sont pas encouragées. Les facultés de slavistique se rétrécissent, ou alors la langue russe y devient secondaire, malgré son avenir et sa richesse, par rapport à des langues slaves d'autres pays qui semblent devenir plus prioritaires, mais à très court terme, suite à l'accession de ces pays à l'Europe. 

Après des décades de manipulations, la Russie en est au moment crucial de réécrire son histoire, mais ne reçoit que peu de support de l'Occident, qui en détient pourtant certaines clés dans les archives de l'émigration blanche à Stanford, à Paris ou à Bruxelles. Partout, les chercheurs manquent. Nous risquons de le regretter un jour. Bruxelles, capitale de l'Europe et siège de l'OTAN comme de 2000 institutions internationales, aurait pourtant aussi un rôle culturel important à jouer, pour développer ces échanges culturels et scientifiques si importants avec la Fédération de Russie, notre nouveau partenaire, peut-être un jour notre meilleur allié.



***
Daniel Stevens a été Assistant General Manager d'une grande banque internationale à Bruxelles avant de devenir vice-président de la Chambre de Commerce belgo-luxembourgeoise pour la Russie et le Belarus, et président de la Fondation pour la Préservation du Patrimoine Russe dans l'Union Européenne. Il a sillonné 13 fois la Russie de la Mer Blanche à la Mer Noire, plusieurs fois comme expert Tacis ou des Nations Unies, et ses connaissances en langue russe lui ont permis, en côtoyant les habitants, de mieux cerner les réalités du pays.    


***
[1] Passant de 22,1 à 47,2 milliards d'euros. Les exportations de biens vers la Russie sont passées dans la même période de 16,1 à 27,7 milliards.
[2] En mai 2002, le séminaire de la Chambre de Commerce belgo-luxembourgeoise pour la Russie et le Belarus posait la question "Russia : Is it time to Reinvest ?". La réponse, apportée par les market players était claire, nette et unanime : Oui, investissons, et vite, sinon il sera trop tard !

haut de la page
 
Association
Vie de l'Association
Agora
Généalogie
Accès membres
Liste de diffusion
Contact - Copyright